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Forum Brèves
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| SOCIETE : Une infirmière obèse exclue du bloc opératoire |
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| Posté le 22/01/2008 à 09:20 par cath |
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Patrick Duquette
Un tribunal a donné raison à l'hôpital de Hull d'exclure du bloc opératoire une infirmière de plus de 300 livres, dont la transpiration abondante présentait un risque d'infection pour les patients.
À cause de son obésité morbide et de la prise d'antidépresseurs, l'infirmière suait tellement qu'elle en trempait ses blouses et devait porter un bandeau athlétique à l'hygiène douteuse.
Sa corpulence posait aussi problème. Incapable de saisir certains instruments, elle devait faire le tour de la table d'opération, augmentant les risques de contaminer le «champ stérile» érigé autour du patient.
Dès que l'opération s'étirait sur plus de 4 ou 5 heures, l'infirmière devait en outre changer sa blouse détrempée. Des collègues de travail se sentaient obligées de la surveiller, voire de l'éponger, afin d'éviter la contamination autour du patient.
Toutes ces distractions, de même que les retards qui en résultaient, augmentaient d'autant les risques d'infection, surtout lors d'opérations effectuées sous anesthésie.
Ces observations, faites lors de la période d'essai de l'infirmière entre mai et octobre 2003, ont conduit l'hôpital à rejeter sa candidature. La décision de l'employeur a été contestée au moyen de deux griefs par son syndicat.
L'affaire a été tranchée mercredi dernier par le tribunal d'arbitrage. Dans sa décision, Me François Blais donne raison à l'hôpital et rejette les allégations de discrimination illégale qui pesaient contre le centre hospitalier.
L'arbitre conclut que l'hôpital ne pouvait maintenir l'infirmière au bloc opératoire sans contrainte excessive et, surtout, sans exposer les patients à des risques accrus d'infection.
Au moment où de gros efforts sont investis dans la lutte contre les infections contractées en milieu hospitalier, «il s'agit d'une décision importante», a dit l'avocat de l'hôpital, Me Charles Saucier.
Des experts en microbiologie et de collègues de travail de l'infirmière sont venus témoigner lors des audiences qui se sont étirées sur plus de deux ans.
Au cours des auditions, la partie syndicale a tenté de faire valoir que l'employeur n'avait pas fait tous les efforts nécessaires pour accommoder son employée et lui permettre de travailler au bloc opératoire.
Le syndicat proposait notamment l'adoption de tenues spéciales pour contrer la transpiration excessive et des horaires plus accommodants. L'infirmière était aussi prête à perdre du poids «à la condition qu'on lui en laisse le temps».
L'arbitre a rejeté ces allégations. Compte tenu de la sudation excessive de la plaignante, il aurait fallu la «mettre dans une bulle», a-t-il conclu.
Quant à donner le temps à l'infirmière de maigrir, l'arbitre juge que c'était une contrainte excessive. Ce n'est qu'à la suite d'une chirurgie bariatrique à l'estomac et aux intestins, en décembre 2005, que la plaignante a réussi à perdre 80 livres. |
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| attention les yeux, Cara mode troll ? |
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| Posté le 22/01/2008 à 10:37 par carabulle |
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Navrée de cautionner mais c'est normal. Si les "charges" retenues contre elle s'averent véridiques, alors ça me semble logique.
J'ai été moi même accouchée par un medecin assisté d'une sage femme hyper obése. On ne pouvait que constater que si la salle avait été à peine plus petite, il aurait été impossible pour les gens, elle y compris, de travailler dans des conditions securisées.
Ce qui n'empêche nullement que cette femme est hyper pro et adorable et qu'il serait dommage de se passer du travail fantastique qu'elle fait et de sa gentillesse. Ma soeur a été aussi accouchée par cette femme, et elle a pensé la même chose. On ne pouvait pas nier cette évidence, et nous en avons parlé ensuite. La première chose qui nous est venu est de dire "punaise les salles sont super petites, ça doit être vraiment galére pour elle".
C'est une évidence que l'on ne peut adapter les blocs et les hopitaux pour permettre aux employés obéses d'y travailler dans de bonnes conditions pour eux et les patients. Sauf si on part du principe que cette femme est handicapée et donc que l'on adapte les lieux de travail pour cela comme c'est prévu par la loi.
Hors il me semble qu'une majorité d'obéses ne souhaitent pas être considérés comme handicapés ou malades et même souhaitent être considérés comme des personnes normales a part entière au même titre que leurs collégues.
Dés lors on ne peut adapter les lieux de travail afin que tout le monde, petits, super grands, trés maigres, trés gros, bref les différences physiques qui nous caractérisent, puisse travailler sans probléme. Et l'on ne peut prétendre à "un traitement de faveur".
Je pense qu'un ultra maigre qui souffrirait de sudation excessive serait rejeté lui aussi du bloc.
Bon moi qui suis un "petit modéle", je vais demander a ce que mes blocs d'armoires soient changés pour ne plus avoir a grimper sur un escabeau dés que je veux quelque chose. Font chier toutes ces grandes gigues aussi, il y a des femmes petites (et des hommes) qui bossent.  |
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| dure réalité |
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| Posté le 23/01/2008 à 16:01 par sosod |
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certains metiers ne sont peut etre pas "fait" pour les personnes obeses.
cette dame faisait peut etre un tres bon travail mais inadapté à sa condition, et aux conditions sanitaires.je trouve quelque part normal de l'enlever du bloc si elle presente un risque.
maintenant, a la charge de l'employeur d'employer les bons mots pour lui expliquer sans la blesser, et de lui trouver un poste où ses capacités seront apprécier, et où elle meme se sentira plus à l'aise. (sans perte de salaire et d'avantages bien entendu). |
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