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Méthodes amaigrissantes : encore du nouveau ?On connaissait déjà les diètes protéïnées, la monocure d'ananas, la ceinture amaigrissante à neutrons, la poudre à base de ver solitaire... Mais voilà que nous arrive une nouvelle découverte... En effet, lundi dernier (25 mars 2003), une communauté de Khoïsan, les premiers habitants d'Afrique australe, a signé un contrat inédit avec un organisme de recherche parapublic, qui les verra bénéficier de l'exploitation contre l'obésité, d'un cactus historiquement utilisé contre la faim et la soif. L'accord, avec le Conseil sud-africain de la recherche scientifique et industrielle (CSIR), prévoit le versement de 1,5 million de dollars sur quatre ans au Conseil khoïsan, un organisme représentatif de la communauté, si le cactus hoodia est développé avec succès en remède contre l'obésité. L'accord est considéré comme une première en Afrique du Sud pour la protection des communautés indigènes contre le bio-piratage de leurs savoirs et ressources traditionnels. Cette préoccupation était l'un des points de l'Agenda 21 du Sommet de la terre de Rio (1992) pour un développement durable. Les Khoïsan, dont la présence est attestée dans la région depuis plus de 25 000 ans, ont depuis longtemps utilisé le cactus contre des maux divers, mais aussi contre la faim et la soif, ou comme produit énergisant. Le CSIR, qui en 1996 a déposé un brevet pour l'agent actif du cactus hoodia, dénommé "P57", a chargé la firme pharmaceutique britannique Phytopharm d'étudier en laboratoire les développements potentiels. Phytopharm a pour sa part cédé les droits d'exploitation au géant américain Pfizer. La signature de l'accord lundi, en présence de représentants de la communauté khoïsan et du ministre sud-africain de la Culture et des Sciences Ben Ngubane, a eu lieu dans une communauté du nord-ouest de l'Afrique du Sud en bordure du désert du Kalahari. « Pendant des années, les (Khoï)San ont utilisé leur savoir pour survivre comme chasseurs et cueilleurs dans les dures conditions du désert du Kalahari », a déclaré Kxao Moses, président d'un Groupe de minorités indigènes d'Afrique australe. « Jadis, la norme était d'exploiter leur savoir et leur culture. L'accord d'aujourd'hui est un signe d'à quel point les choses ont changé ». Nous ne pouvons que nous réjouir que l'exploitation de cette communauté africaine cesse enfin et qu'une suppression des inégalités nord/sud se dessine (timidement).... Mais il demeure une frange de la population qui continue à être exploitée sans état d'âme : les "Gros", à qui l'on promet le miracle de l'amaigrissement (avec son lot de bonheur assuré) pourvu qu'ils soient prêts à en payer le prix à coup d'euros ou de dollars... Alors le cactus... pourquoi pas... au moins, là nous sommes prévenus... qu s'y frotte s'y pique !!! Cath |
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